Kiss of the Damned
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Titre originalKiss of the Damned
RéalisatriceXan Cassavetes
Casting principalJosephine de la Baume, Milo Ventimiglia, Roxane Mesquida
Durée1h35
Date de sortie en FranceInédite en salles (projection au Champs-Élysées Film Festival le 13 juin 2013)
Le film de vampires, il y en a eu un nombre incalculable et il y en aura encore énormément. Mythe intemporel, objet de fantasmes et d’imaginaire, le vampire continue de fasciner aussi bien en littérature qu’au cinéma. La promesse de la vie éternelle, de l’absence de maladie ou encore d’une liberté absolue trouve ici une retranscription particulièrement moderne avec Kiss of the Damned.
Mais cette immortalité possède évidemment un prix : celui de la solitude. Après des années d’isolement, le besoin de partager son existence finit par devenir irrésistible. C’est exactement ce qui arrive à Djuna lorsqu’elle rencontre l’homme idéal. Son amour est si fort qu’il acceptera d’abandonner sa condition humaine pour devenir, lui aussi, un vampire.
Seulement, Djuna a une sœur qui a fait des choix bien différents. Là où elle tente de vivre selon certaines règles, cette dernière préfère les excès, la débauche et la destruction. Son retour va profondément bouleverser l’équilibre du couple.
Le film est visuellement magnifique et dégage une sensualité permanente. Les scènes d’amour, parfois passionnées, parfois plus brutales, sont toujours filmées avec beaucoup d’élégance et dégagent une véritable intensité. La célèbre scène de la douche reste d’ailleurs sans doute la plus marquante, même si d’autres passages, notamment une scène d’orgie, participent à cette atmosphère très charnelle.
Pour autant, Kiss of the Damned ne tombe jamais dans la provocation gratuite. Il ne s’agit ni d’un film pornographique ni même véritablement érotique. C’est avant tout la façon dont Xan Cassavetes met en scène cette sensualité qui rend l’ensemble particulièrement captivant.
Heureusement, le film ne repose pas uniquement sur cette ambiance. La relation amoureuse entre les deux personnages principaux constitue également le cœur du récit. Leur choix de renoncer au sang humain les oblige à adopter un mode de vie très particulier, entre chasse, tentation permanente et difficultés à trouver leur place dans un monde qui n’est plus tout à fait le leur.
La mise en scène est particulièrement élégante et confirme que Xan Cassavetes possède un véritable sens de l’image. Elle signe ici un premier long métrage très prometteur.
J’ai également pris beaucoup de plaisir à retrouver Milo Ventimiglia, qui démontre une nouvelle fois tout son talent. C’est un acteur largement sous-exploité qui mériterait très clairement de décrocher davantage de premiers rôles.
Au final, Kiss of the Damned est une belle surprise. Un film de vampires original, sensuel et esthétiquement réussi qui mérite largement d’être découvert.



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