Critique de Good Luck Have fun, don’t die

Good Luck Have fun, don't die

7.3

Scénario

7.4/10

Casting

6.5/10

Réalisation

7.9/10

Les pour

  • Bon divertissement
  • Grand spectacle

Les contre

  • Moins fun qu'annoncé

Twitter : #GoodLuckHaveFunDontDie

Titre VO : Good Luck Have Fun, Don’t Die

Réalisateur : Gore Verbinski

Acteurs : Sam Rockwell, Haley Lu Richardson, Michael Peña, Zazie Beetz, Juno Temple

Durée : 1 h 45

Date de sortie en France : 15 avril 2026

Sur le papier, Good Luck Have Fun Don’t Die avait tout pour exploser. Un titre qui donne envie, une bande-annonce déjantée, un réalisateur habitué aux blockbusters qui ne se prennent pas la tête et un casting aussi inattendu qu’intrigant. Clairement, tous les voyants étaient au vert.

Et dès les premières minutes, le film ne perd pas de temps : ça part dans tous les sens et le délire est bien là. Oui, on parle bien d’un univers où un chat géant peut littéralement uriner des paillettes. Le ton est donné.

Mais très vite, le fun s’épuise un peu

Derrière cette folie, le film commence à glisser vers un terrain plus sérieux. Trop sérieux, peut-être. La critique d’un monde englouti par la technologie, l’intelligence artificielle et la déshumanisation prend progressivement le dessus. Le propos est pertinent, bien amené… mais il vient freiner ce qu’on attendait vraiment : du fun pur, sans filtre.

Et c’est là que l’on déchante un peu.

Parce qu’à force de vouloir dire quelque chose, Good Luck Have Fun Don’t Die finit par être moins spontané, trop inspiré. Pas si nouveau que ça. Difficile de ne pas penser à TerminatorMatrix ou encore Ready Player One. Même le concept narratif rappelle Un jour sans fin, utilisé ici pour structurer la mission du héros. Résultat : malgré ses efforts, le film laisse planer un léger goût de déjà-vu.

Ce qui est d’autant plus frustrant quand on connaît le potentiel de Gore Verbinski. Capable de livrer du grand spectacle ultra-efficace (coucou Pirates des Caraïbes), il semble ici tiraillé entre divertissement pur et film à messages sans parvenir à faire coller les deux. Et sur la durée, ça crée quelques creux.

Côté casting, le constat est similaire. Zazie Beetz fait le job, mais donne cette impression étrange de rejouer encore et toujours le même rôle. À l’inverse, Sam Rockwell apporte une vraie présence, presque trop rare dans un ensemble qui ressemble davantage à une galerie de seconds rôles qu’à un casting mémorable.

Heureusement, visuellement, le film assure. Les effets spéciaux sont solides, maîtrisés, et participent à ce côté spectacle qu’on attendait.

Alors oui, Good Luck Have Fun Don’t Die reste un divertissement efficace, un peu fou, parfois bordélique, qui saura clairement trouver son public, mais au fond, il laisse une petite frustration.

Parce qu’il promettait d’être totalement lâché… et qu’il n’ose jamais vraiment l’être.

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