Curse of Chucky : le retour aux sources qui trahit pourtant l’esprit de la saga

Curse of Chucky

6

Scénario

5.0/10

Casting

7.2/10

Réalisation

5.8/10

Les pour

  • Fiona Dourif excellente
  • Volonté de revenir aux origines
  • Une ambiance plus sombre que les épisodes précédents

Les contre

  • Réécriture du passé de Chucky peu crédible
  • Nombreuses incohérences
  • Caméos de Tiffany et Andy inutiles
  • Retour en arrière sur la personnalité de Chucky
  • Épisode le plus faible de la saga selon la critique
Avis:

X#CurseOfChucky #Chucky #JeuDenfant #BradDourif #FionaDourif #DanielleBisutti #DonMancini

Titre originalCurse of Chucky

RéalisateurDon Mancini

Casting principalBrad Dourif, Danielle Bisutti, A. Martinez, Fiona Dourif

Durée1h33

Date de sortie en France1 novembre 2013 (Direct to DVD)

Neuf longues années se sont écoulées depuis Seed of Chucky. Si ce précédent opus introduisait le fils de Chucky dans la continuité de Bride of Chucky et de Tiffany, Curse of Chucky choisit presque de faire table rase de ces deux films afin de repartir sur une nouvelle histoire, tout en conservant quelques liens avec le reste de la saga.

Dans cet épisode, sorti directement en DVD, on découvre Nica et sa famille confrontées à Chucky, mystérieusement livré par colis. Une idée de départ intéressante, mais qui ne m’a malheureusement jamais convaincu.

Le principal problème vient de la relecture proposée autour de Charles Lee Ray. Don Mancini tente de réécrire une partie du passé du célèbre tueur enfermé dans la poupée, mais je n’y ai jamais cru une seule seconde. Cette nouvelle version est non seulement rocambolesque, mais elle dénature selon moi tout le sens du premier film et ne sert finalement qu’à justifier les événements de cet épisode.

Chucky

Plus encore, elle pose de nombreuses incohérences. Chucky a toujours été présenté comme un personnage intelligent. Dès lors, pourquoi aurait-il passé vingt-cinq ans à terroriser d’innombrables familles avant de retrouver celle qu’il recherchait, alors que le magasin de jouets où il devient poupée se trouvait à proximité de la femme qu’il aimait ?

Autre énorme déception : les deux caméos, qui m’ont semblé totalement inutiles. Jennifer Tilly réapparaît soudainement sous forme humaine, sans véritable explication, tandis qu’Andy Barclay est uniquement présent pour flatter les fans. Aucun de ces retours n’apporte réellement quelque chose au récit.

Le personnage de Tiffany est quant à lui réduit à réparer Chucky avant de l’expédier aux quatre coins du pays, ce qui contredit même une scène où Nica apprend que le colis provient d’un centre de stockage des pièces à conviction de la police. Là encore, l’ensemble manque de cohérence.

Curse-of-Chucky critique

L’autre problème est que le film cherche à retrouver l’ambiance du premier Jeu d’enfant, où Chucky reste immobile pendant une bonne partie du récit. Cette idée pouvait fonctionner sur le premier opus, mais elle ne correspond plus du tout à la personnalité du personnage telle qu’elle a évolué depuis le deuxième film. Chucky est devenu bien plus démonstratif, bavard et sadique, et revenir en arrière donne l’impression d’un véritable recul.

Tout n’est heureusement pas à jeter. Les intentions sont bonnes, l’ambiance est parfois réussie et surtout Fiona Dourif livre une excellente prestation qui permet de suivre le film avec plaisir. Malheureusement, les amateurs de la saga risquent de se sentir trahis par les nombreuses libertés prises avec la mythologie.

Pour un premier film, cette approche aurait pu fonctionner. Mais arrivé au sixième épisode, il est difficile de comprendre pourquoi Chucky met encore autant de temps avant de révéler sa véritable nature.

Au final, Curse of Chucky est selon moi le plus faible épisode de toute la franchise. Sa sortie directement en DVD ne me paraît donc pas imméritée.

Et même si je ne suis habituellement pas favorable aux remakes ou aux reboots, ils me semblent aujourd’hui représenter la seule véritable solution pour éviter que la saga ne tourne définitivement en rond… à condition bien sûr de conserver le design de Chucky et l’inimitable voix de Brad Dourif.

8 Commentaires

  1. Alors la depuis le temps que je l’ai attendu cette suite !!! Jai adorer comme toujours… Après temps d’attente c’était un bonheur de pouvoir avoir la suite, en espérant encore et encore des suites 🙂 j’adore je suis sa depuis petite j’adore

    • Je ne sais si tu l’as vu en VO ou en français mais concernant la voix de Chucky, c’est le même acteur depuis le premier film, Brad Dourif et dans celui ci également en Anglais. Pour le look de Chucky, en effet certains sont vraiment déçus.

  2. Fan de Chucky depuis le 1er épisode, je me suis régalé des frasques de cette poupée maléfique habitée par l’esprit malade du psychopathe « Charles Lee Ray », car je trouve que l’idée du détournement d’un symbole de l’enfance (la poupée) à des fins malveillantes est proprement géniale !
    Pour ma part, les 3 premiers épisodes sont clairement les meilleurs, et sont incontournables.
    « La Fiancée de Chucky », bien qu’un peu moins bon, s’en sort honorablement grâce à la mise en scène très rock n’ roll de Ronny Yu….
    Et il aurait fallu s’en tenir là…!
    Pourquoi a t-il fallu qu’on nous balance le pitoyable et ridicule « Fils de Chucky » qui est une bouse sans non ? pour le fric bien sûr !
    Et maintenant, on nous sort ce « Curse of Chucky » qui se fait logiquement descendre dans 9 critiques sur 10 tant il est pathétique et dénature totalement l’esprit originel de la licence !
    Bref, 2 épisodes sans intérêt qui viennent plomber une excellente licence, au risque de la tuer !
    Arrétez de nous sortir des films moisis à des fins purement mercantiles ! Je n’ai pas envie que notre bon Chucky connaisse le même sort que la saga SAW qui s’est enterrée toute seule à force d’épisodes plus navrants les uns que les autres ! (à part le 1er épisode signé par le maitre James Wan, et qui est un chef d’oeuvre !)

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