Critique de 24 jours – Un film bouleversant sur l’affaire Ilan Halimi

24 jours

9.6

Scénario

9.5/10

Casting

9.8/10

Réalisation

9.6/10

X#24Jours #24JoursLaVeriteSurLaffaireIlanHalimi #AlexandreArcady #ZabouBreitman #PascalElbe #JacquesGamblin #SylvieTestud #SyrusShahidi

Titre original24 jours, la vérité sur l’affaire Ilan Halimi

RéalisateurAlexandre Arcady

Casting principalZabou Breitman, Pascal Elbé, Jacques Gamblin, Sylvie Testud, Syrus Shahidi, Tony Harrisson, Alka Balbir, Matthieu Boujenah

Durée1h50

Date de sortie en france30 avril 2014

Ils sont rares les films capables de provoquer une telle émotion dans une salle de cinéma.

Pourtant, alors qu’il restait encore une dizaine de minutes avant la fin de la projection, plusieurs spectateurs, moi compris, étions en larmes. Une dame, quelques rangs plus loin, pleurait même à chaudes larmes sans parvenir à reprendre totalement son souffle.

Comment expliquer une telle puissance émotionnelle ?

Tout d’abord parce que cette histoire est tristement vraie. Il est déjà difficile d’imaginer qu’en 2006 de tels événements aient pu se produire en France. Mais lorsque cette réalité est portée à l’écran avec une telle sincérité, l’émotion devient presque inévitable.

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Cette force repose également sur un travail exceptionnel des comédiens et sur une réalisation remarquable.

Je pense notamment à Zabou Breitman qui, pourtant déjà immense actrice, livre ici la prestation la plus bouleversante que je lui ai vue. La scène où elle apprend l’enlèvement de son fils avant de continuer machinalement à débarrasser la table, puis de s’effondrer quelques instants plus tard, est d’une intensité absolument incroyable.

Mais cette émotion ne repose pas uniquement sur elle. Pascal Elbé impressionne lui aussi par un jeu tout en retenue, oscillant constamment entre dureté et fragilité. Plus largement, chacun des comédiens participe à rendre cette tragédie profondément humaine.

Il faut également saluer le travail d’Alexandre Arcady.

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Parvenir à maintenir une telle tension durant près de deux heures sans le moindre temps mort est une véritable performance. Le réalisateur ne laisse jamais le spectateur respirer. Il nous entraîne dans cette épreuve, nous fait partager la souffrance de cette famille et construit progressivement une empathie qui rend le dénouement presque insoutenable.

Lorsque la vérité éclate enfin, toute la pression accumulée pendant le film retombe d’un seul coup et les larmes deviennent difficiles à retenir.

On souffre avec cette mère, avec ce père, avec cette sœur dont la vie bascule définitivement sous les coups de l’antisémitisme et de la cruauté humaine.

S’il est un film capable de faire prendre conscience de réalités que l’on préférerait croire impossibles en France, c’est bien 24 jours. Cette histoire vraie ne peut laisser personne indifférent.

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