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Titre originalVendeur
RéalisateurSylvain Desclous
Casting principalGilbert Melki, Pio Marmaï, Pascal Elso, Clémentine Poidatz, Sara Giraudeau
Durée1H29
Date de sortie en France4 mai 2016
Aller voir Vendeur quand on travaille dans la vente… Et devoir ensuite en faire une critique. Voilà un petit jeu amusant à faire.
Prenons l’exemple du personnage principal interprété par Gilbert Melki, qui fait ce métier depuis des années, qui est le plus grand performer de sa catégorie, à qui tout réussit et qui, pourtant, le soir, se retrouve finalement bien seul à user de l’alcool et de la drogue pour essayer de tenir le coup. Parlons de cet homme qui n’a plus de femme, a rompu les liens avec ses proches, dont son fils, et ne retrouve finalement le confort que dans les bras de prostituées. Et forcément, le spectateur lambda de se dire que c’est du cinéma, uniquement du cinéma, sauf que des vendeurs comme lui, il y en a vraiment, des hommes consumés par le métier, obligés de toujours bien faire et toujours faire plus…
Se pose alors la question suivante : « Que reste-t-il comme place pour les autres quand il faut constamment être au-dessus, constamment jouer sa tête sur une ou plusieurs ventes… »
Ainsi, le personnage interprété par Gilbert Melki est tristement proche de la vérité et, pour avoir côtoyé des « vendeurs » de la sorte, je peux vous dire que c’est une drôle de sensation que de voir ceci à l’écran, de s’y retrouver finalement un peu aussi dans certains excès, dans certaines manières de procéder et surtout dans cette façon de vouloir tardivement changer quand personne ne souhaite vous laisser le faire…
« Je ne sais faire que ça, c’est sans doute pour cela que je suis si bon », déclare-t-il à ses proches qui lui demandent s’il a déjà envisagé de faire autre chose… Dans un des moments les plus justes que propose le film.

Et des moments justes, le film en comprend énormément, montrant finalement une image du métier de la vente assez peu reluisante avec ses coachs qui se sentent super puissants, ses managers qui, finalement, se soucient bien peu du client et ne visent que la rentrée d’argent. Oui, la vente est un métier finalement peu reluisant tel que décrit dans Vendeur et, si évidemment il y a aussi de bons aspects dans ce métier, il aurait été aussi mensonger de ne pas mettre en avant ses défauts.
Mais Vendeur est avant tout un film non pas sur le job, mais bien sur la personne et les rapports humains. Malheureusement, c’est dans cet aspect-là que le film déçoit un peu de par sa happy end convenue, de la relation père/fils finalement déjà vue sur grand écran, là où se concentrer uniquement sur le personnage de Gilbert Melki et sur sa relation face au travail aurait été plus intéressant. En effet, toute la partie « j’aime finalement mon fils, je veux changer pour lui et l’aider à ne pas devenir ce que je suis » fait malheureusement trop convenu, bien que le film reste agréable à regarder.
Autre aspect énervant du film, ce son de batterie bien trop présent et limite envahissant pour accentuer 80 % des scènes à l’écran et qui, finalement, devient plus une torture qu’un gimmick intéressant.
Vous l’aurez compris, Vendeur est un film sympa de manière générale, mais se perd dans un aspect mélodrame déjà vu, là où il aurait été plus agréable de rester sur son approche initiale : « La vie d’un vendeur ».


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