Critique de Silent Hill : Revelation : une suite aussi confuse que décevante

Silent Hill : Revelation

5.6

Scénario

4.6/10

Casting

6.8/10

Réalisation

5.5/10

Les pour

  • Quelques créatures réussies
  • Une introduction efficace
  • L’ambiance propre à Silent Hill est bien présente
  • Les animations organisées autour du film

Les contre

  • Une histoire beaucoup trop confuse
  • Une 3D très mal exploitée
  • Le film cesse rapidement d’être effrayant
  • Des effets de jaillissement datés
  • Des monstres qui perdent en crédibilité
Avis:

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Titre originalSilent Hill: Revelation 3D

RéalisateurM. J. Bassett

Casting principalAdelaide Clemens, Kit Harington, Sean Bean, Carrie-Anne Moss, Malcolm McDowell, Deborah Kara Unger

Durée1 h 34

Date de sortie en France28 novembre 2012

Je dois l’avouer, je ne suis pas un grand fan de la série de jeux Silent Hill. Je suis beaucoup plus Resident Evil. Je n’avais pas non plus particulièrement accroché au premier film, autant dire que cette suite ne partait déjà pas avec les meilleures cartes en main.

Et au final, j’ai obtenu exactement ce que j’attendais…

De la déception.

Pourtant, le film démarre plutôt bien. On retrouve ce que l’on attend d’un Silent Hill : du sang, du suspense, des créatures inquiétantes… puis, exactement comme dans le premier film…

Je ne comprends plus rien !

Pour moi, c’est le principal problème de cette saga. Elle est tellement tordue que l’on finit par avoir énormément de mal à suivre son histoire. En sortant de la projection, j’étais presque aussi perdu qu’à la fin du premier épisode.

Autre déception : après un certain temps, le film part complètement dans tous les sens et cesse progressivement de faire peur.

La faute notamment à une 3D particulièrement mal exploitée.

En 2012, continuer à utiliser des effets qui jaillissent de l’écran comme dans les vieux films en relief d’Euro Disney devrait être interdit.

Les effets sont tellement appuyés qu’ils ne surprennent plus. Ils finissent surtout par devenir agaçants.

Même les monstres en pâtissent.

Lorsqu’ils restent dans l’ombre ou apparaissent furtivement, ils sont réellement inquiétants. En revanche, dès qu’ils foncent vers la caméra pour provoquer un effet 3D, toute leur crédibilité disparaît.

L’exemple le plus frappant est cette espèce d’araignée particulièrement réussie. Dès qu’elle s’approche de l’écran et que l’on sent arriver l’effet 3D forcé, tout retombe immédiatement.

Le pire, c’est que le seul effet 3D vraiment réussi dure… vingt-cinq secondes.

Ce sont les toutes premières images du film, lorsque des cendres tombent sur un fond noir.

C’est très beau… et beaucoup trop court.

Paradoxalement, je vous conseillerais quand même de voir le film en 3D.

Pourquoi ?

Parce que, comme les films conçus en relief il y a quarante ans, j’ai bien peur que tous ces effets deviennent encore plus ridicules en 2D lorsque les monstres fonceront vers l’écran… sans qu’il ne se passe absolument rien.

Du côté du casting, on retrouve quelques visages connus.

Carrie-Anne Moss semble malheureusement bien loin de l’époque Matrix. J’avoue même ne pas l’avoir reconnue immédiatement.

Même constat pour Malcolm McDowell, que l’on retrouve désormais dans ce type de productions pour poursuivre sa carrière.

Peut-être que Silent Hill : Revelation parlera davantage aux fans des jeux vidéo ou à ceux qui apprécient déjà cette saga.

En ce qui me concerne, je me suis franchement ennuyé.

Petit plus : bravo malgré tout à l’équipe de Metropolitan qui accompagne la sortie du film avec des séances spéciales et des animations. Voilà le genre d’initiative qui rend une projection encore plus agréable.

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