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Titre originalThe Good Dinosaur
RéalisateurPeter Sohn
Casting principal (voix VO)Raymond Ochoa, Frances McDormand, Jeffrey Wright, Peter Sohn, Steve Zahn, Anna Paquin, Marcus Scribner
Casting principal (voix VF)Jean-Baptiste Charles, Olivia Bonamy, Xavier Fagnon, Éric Cantona, Guillaume Lebon, Edwige Lemoine, Victor Quilichini
Durée1h34
Date de sortie en France25 novembre 2015
Pixar, qui ne proposait rien de nouveau l’an passé, se rattrape en 2015 avec deux films, Vice Versa et Le Voyage d’Arlo… Deux films bien différents et surtout le risque de créer de la déception chez les fans du premier en découvrant le second. Mais heureusement pour nous, il n’en est absolument rien et, même si Vice Versa est encore tout frais dans notre mémoire comme étant un magnifique film, Pixar a été assez intelligent pour s’éloigner totalement de celui-ci, aussi bien dans son histoire que dans son style, afin de prendre à nouveau les spectateurs par surprise et de les toucher une fois encore en plein cœur.
Oui, Pixar est capable de miracles, ce n’est pas nouveau et, si pour beaucoup Vice Versa est déjà considéré comme un réel chef-d’œuvre, Pixar montre une fois encore qu’en réalité, ils ne sont pratiquement capables que de proposer des chefs-d’œuvre.
Commençons déjà par parler technique où, clairement, Le Voyage d’Arlo franchit une étape importante et repousse une fois encore les limites de l’imaginaire. Les décors sont à la fois somptueux, mais surtout si réels que cela en devient presque indécent. Indécent dans la mesure où, une fois encore, Pixar se positionne en pionnier, en génie de l’informatique et en précurseur.

C’est bien simple, jamais on n’a vu au cinéma un tel rendu et une telle qualité pour un film d’animation. La précédente claque, de mon côté, était venue avec Cars, qui poussait déjà la qualité des décors très loin, mais avec Le Voyage d’Arlo, c’est sans précédent.
Clairement, les personnages vivent dans le monde réel et le rendu de la pluie, de l’herbe et des vastes étendues de terre est bluffant de réalisme. Dites-vous qu’il y avait clairement un « avant » et qu’il y aura un « après » ce film, et qu’il y a des chances pour que ce type de rendu devienne un standard dans les années à venir pour quiconque souhaite donner un aspect réel à son film.
Passée la technique, l’autre force de Pixar réside toujours dans son scénario. Ici, Pixar utilise sa propre recette, qui consiste à parfaitement doser humour et bons sentiments en alternant moments drôles et moments tendres. Oui, vous allez fondre devant deux scènes d’une très grande intensité ou rire de bon cœur devant quelques autres.
Malheureusement, on sent le film dépassé un peu par son concept à quelques moments et certaines scènes semblent avoir été ajoutées histoire de tenir la longueur, telles que celle du Collectionneur qui, bien que sympathique, aurait pu être coupée sans que cela n’enlève grand-chose. Le début du film semble lui aussi un peu expédié et la disparition du père d’Arlo semble précipitée, loupant quelque peu son impact émotionnel.
Le film aurait ainsi gagné à supprimer le passage du Collectionneur et à développer un peu plus son début.

Malgré tout, ces deux petits détails ne sont pas bien gênants, mais le problème avec Pixar est qu’ils habituent tellement les spectateurs à être exigeants que, forcément, on bloque sur certaines petites choses.
Autre petit point faible selon moi : la musique. Jolie, mais absolument pas mémorable, quelque peu classique et manquant de peu la corde sensible et émotionnelle. Ainsi, dans d’autres Pixar, la musique permettait parfois de toucher directement en plein cœur et de nous retourner totalement, chose ici réalisée par les images, mais aucunement par des musiques bien trop classiques et pas assez émouvantes.
Du côté de l’humour, là aussi, Le Voyage d’Arlo surprend en incorporant une touche d’humour noir et même une scène d’hallucination totalement déjantée que l’on n’aurait même pas imaginée dans un film issu de chez Disney il y a encore dix ans. Un choix audacieux, mais payant, car plus adulte et tellement drôle.

Concernant les différents personnages, ceux-ci sont parfaitement développés, avec chacun une personnalité propre. Mais, du fait du design très commun des dinosaures qui se ressemblent tous, c’est définitivement vers le petit garçon, Spot, que l’on va se tourner, si bien que, même si Arlo est censé être la vedette du film, vous n’en aurez que pour le petit humain sauvage, bien plus attachant finalement.
Le Voyage d’Arlo est donc un très grand Pixar de par sa technique, mais tombe un cran en dessous des dernières productions du studio de par son scénario et sa musique. Mais, comme dit plus haut, cela n’en reste pas moins un nouveau classique à ajouter à la longue liste des chefs-d’œuvre de Pixar, qui vont finalement nous pousser à savoir créer des degrés de « chef-d’œuvrisation » — je sais, cela n’existe pas — pour bien jauger les différentes qualités de leurs films.
PS : Film vu en 2D et VF (on reviendra très vite sur la VO et la 3D).



personnellement j’ai trouvé le doublage du petit arlo en français juste horrible, ça m’a gâché ce très beau pixar (encore une fois)