Comme des frères
Les pour
- Un trio d’acteurs exceptionnel
- Beaucoup d’émotion sans tomber dans le pathos
- Un humour parfaitement dosé
- Une très belle bande originale de Revolver
- Un premier film remarquablement maîtrisé
- D’excellents flashbacks qui enrichissent les personnages
Les contre
- Un rythme volontairement posé qui pourra ne pas convenir à tout le monde
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Titre originalComme des frères
RéalisateurHugo Gélin
Casting principalFrançois-Xavier Demaison, Nicolas Duvauchelle, Pierre Niney, Mélanie Thierry
Durée1h44
Date de sortie en France21 novembre 2012
Et encore un ! Décidément, le cinéma français nous a offert de véritables petits bijoux cette année, et Comme des frères en est une nouvelle démonstration.
La première grande force du film réside dans son casting. Les trois personnages principaux sont très différents, mais chacun parvient, à tour de rôle, à provoquer des émotions variées : rire, émotion, frissons ou compassion. L’interprétation est d’une telle justesse que l’on oublie rapidement être devant une œuvre de fiction. On partage véritablement leur douleur face à la disparition de Charlie.
Attention toutefois, Comme des frères n’est absolument pas un film déprimant. Bien au contraire. Malgré son sujet, il laisse régulièrement place à l’humour et rappelle avec beaucoup de justesse que, même après un deuil, la vie continue et que le monde ne s’arrête pas de tourner.
Ce road trip suit donc ces trois amis qui décident de réaliser la dernière volonté de leur meilleure amie disparue en prenant la route vers la Corse. Le récit est régulièrement ponctué de flashbacks qui permettent de mieux comprendre les liens entre les personnages, tout en découvrant progressivement Charlie, interprétée avec beaucoup de douceur par Mélanie Thierry.
Concernant Mélanie Thierry, qui est pourtant loin d’être mon actrice favorite, je dois reconnaître qu’elle m’a agréablement surpris. Elle apporte énormément de sensibilité et de tendresse à son personnage, au point que l’on s’y attache très rapidement, alors même qu’elle n’apparaît qu’au travers des flashbacks. Si je prends le temps de souligner son travail, c’est justement parce qu’elle a réussi à me faire oublier mes a priori et à me convaincre grâce à une interprétation tout en finesse.
Autre très belle réussite : la bande originale composée par le groupe Revolver. Je ne connaissais le groupe que de nom, mais cette musique m’a donné envie de découvrir le reste de leur discographie, ce qui est généralement le signe d’une BO particulièrement réussie.
Pour un premier long métrage, Hugo Gélin signe une œuvre particulièrement maîtrisée. Il est difficile de ne pas être touché par cette histoire et surtout par ses personnages, tant la prestation collective des acteurs fonctionne à merveille.
Mention spéciale également à Pierre Niney, que j’espère revoir très vite dans une comédie. Il possède un vrai sens du timing comique tout en étant capable de se montrer extrêmement émouvant lorsque le récit l’exige. La scène de la voiture sur “Shame on U” en est probablement le meilleur exemple.
Petit plus : lorsqu’un réalisateur glisse dans son premier film un clin d’œil aussi assumé aux Dents de la mer, on ne peut qu’être curieux de découvrir la suite de sa carrière.
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