X#Love #GasparNoe #KarlGlusman #AomiMuyock #KlaraKristin @WildBunch
Titre originalLove
Casting principalKarl Glusman, Aomi Muyock, Klara Kristin
RéalisateurGaspar Noé
Durée2h14
Date de sortie en France15 juillet 2015
Et voilà, après cinq semaines en salle, j’ai trouvé le temps d’aller voir le film tant décrié Love. Décrié car, dans un premier temps interdit aux moins de 16 ans, il a ensuite vu son interdiction durcie à un violent moins de 18 ans ! Et entre nous, possible que ce soit une bonne chose que cette interdiction, non pas parce qu’elle est justifiée, bien au contraire, mais bien parce que cela aura fait parler du film qui ne méritait aucunement tant de bruit.
Oui, Love est long, lent, ennuyeux, répétitif et utilise le cul pour faire parler plus qu’il ne sert réellement à l’histoire. Qu’on se le dise, du cul il y en a et on nous montre pratiquement tout, essentiellement le sexe masculin ceci dit, et parfois on se demande vraiment si tout ce déballage était nécessaire. Sur les nombreuses scènes de sexe explicites, on peut compter sur deux ou trois doigts maximum les moments où cela sert l’histoire et la fait un peu avancer : la rencontre de la seconde fille, la première fois et la scène du club échangiste. D’autres scènes ne servent qu’à tirer en longueur un film finalement au scénario très léger.

Autre petite chose bien énervante : ces coupures sur fond noir très rapides, genre à chaque plan qui change. Cela en devient énervant car trop répétitif et limite pénible.
Mais le film n’est pas que défauts et il est important de souligner la très belle bande originale, qui flirte entre morceaux un peu rock kitsch sur certaines scènes de sexe, passages classiques très envoûtants et agréables, sans oublier un peu d’électro sur d’autres passages, dont un titre de Mirwais.

Puis il y a aussi Karl Glusman qui joue incroyablement bien. Très à l’aise avec son corps qu’il dévoile non-stop, il offre une prestation d’acteur bien au-delà du simple mec qui a accepté de se foutre à poil pour un film. Si, dans les passages où l’on entend simplement ses pensées, cela est pénible, lorsqu’il joue totalement, alors on a une bien belle révélation et il y a de fortes chances pour qu’on reparle de lui prochainement.

En contrepartie, l’actrice principale m’a tapé sur le système à hurler comme une tarée pendant dix minutes et en jouant de manière très approximative, alternant les passages potables et les passages très fades.
À noter également qu’au départ du film, on nous dépose une sorte de suspense qui ne trouvera finalement jamais sa fin, laissant les gens dans la salle soupirer de déception de ne pas avoir de conclusion au film.


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