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Titre originalTokyo Fiancée
RéalisateurStefan Liberski
Casting principalPauline Etienne, Taichi Inoue, Julie LeBreton, Alice de Lencquesaing
Durée1 h 40 min
Date de sortie en France4 mars 2015
Autour du filmAdaptation d’une œuvre littéraireVoir les détails
Ni d'Ève ni d'Adam — Roman — 2007 — Amélie Nothomb
Après le génériqueAucune scène — vous pouvez partir
Ayant vu le film Stupeur et Tremblements, basé également sur un roman d’Amélie Nothomb, j’ai assez vite été attiré par l’affiche de Tokyo Fiancée en voyant le nom de l’auteure de l’histoire. Alors, en me rendant à l’avant-première, je m’attendais bien sûr à passer un bon moment. Eh bien, c’était une réussite.
Cette adaptation du roman Ni d’Ève ni d’Adam est géniale. Certes, je n’ai jamais lu les livres signés Nothomb, mais j’ai vraiment passé un excellent moment. Et puis l’auteure elle-même l’a confirmé lors du débat après la projection.

L’histoire raconte qu’Amélie, née au Japon de parents belges, rêvait de retourner dans son pays natal et, en atteignant l’âge de 20 ans, se décide enfin à franchir le cap. Son but : devenir japonaise. Elle propose alors des cours de français et rencontre ainsi Rinri, un Japonais du même âge, qui devient son seul élève.
Pauline Etienne campe le rôle, et ceci parfaitement. Déjà, ses traits rappellent fortement ceux de l’écrivaine, qui s’est inspirée de sa propre vie pour écrire cette fiction, et puis Pauline a un jeu excellent et fait preuve d’une grande sincérité. Il n’y a aucun surjeu.
Même chose du côté de Taichi Inoue, qui interprète Rinri. Celui-ci s’en sort très bien, surtout lorsque l’on sait qu’il ne parle pas français dans la vie réelle.

Ce qui est drôle dans Tokyo Fiancée, c’est ce mélange des cultures, ce face-à-face entre la France et le Japon. La langue aussi, et notamment la prononciation des mots, apporte son lot d’humour, comme dans cette scène où Amélie tente de faire prononcer à Rinri le mot « œuf ».
Du côté de la musique, on est régalé. Le réalisateur a choisi son fils, Casimir Liberski, pour l’épauler dans cette tâche et c’est une réussite.

En parlant du père, Stefan Liberski, je dois dire que ce dernier a su parfaitement mettre en scène cette histoire, notamment par le choix des plans lorsqu’Amélie plonge dans ses pensées et imagine son futur dans des situations quasiment improbables.
Bref, le film est tendre et a le mérite de nous faire rire, voire au moins sourire. Alors, début mars, courez vite voir cet excellent film qu’est Tokyo Fiancée.
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