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Titre originalDiscopathe
RéalisateurRenaud Gauthier
Casting principalJérémie Earp-Lavergne, Mathieu Lepage, Katherine Cleland, Sandrine Bisson, Ivan Freud
Durée1h21
Date de sortie en France3 février 2015 (DVD)
Attention, ce film est proche de l’ultimate WTF. Discopath a tout pour devenir culte auprès des amateurs de films de genre et de films barrés, car absolument tout est barré ici.
Le scénario est déjà étrange puisqu’il raconte les aventures d’un jeune homme qui éprouve des pulsions meurtrières à l’écoute de la musique. Nous sommes dans les années 70 et le disco fait rage, donc il va tuer sur du son disco.
Je ne sais pas si vous pouvez imaginer ça, mais c’est un peu comme voir un tueur en série tuer ses victimes au son de Claude François ou Patrick Juvet… Au départ, on se dit que cela ne pourra pas fonctionner et pourtant… C’est étrange, mais ça ajoute un côté kitsch et spécial au film.
Une fois passée l’idée saugrenue du scénario, on assiste à une première partie de film en anglais avec des acteurs assez moyens — les deux flics sont de véritables caricatures — et puis le choc… Le film déboule au Québec et là, désolé, mais un film d’horreur avec du disco et des gens parlant avec l’accent canadien, c’est juste le must et on ne peut que se marrer devant ce mélange incroyable.
Discopath a un côté film amateur, avec des moyens assez amusants à voir, et surtout le réalisateur s’en est donné à cœur joie avec des scènes d’horreur assez violentes, bestiales et totalement déjantées. Les amateurs de gore seront donc servis, là où les amateurs de nanars seront aux anges devant une telle folie.
Mais au-delà d’un côté cheap, il faut voir Discopath comme un réel hommage à la musique disco, aux films kitsch des 70’s, avec des personnages hauts en couleur et ses histoires de slashers farfelues. Oui, on sent vraiment le côté fan du réalisateur Renaud Gauthier, qui propose là un très bel hommage aux films de l’époque.
Mélange donc entre gros nanar, film d’un réalisateur fan, film d’horreur et comédie malgré lui à cause du côté canadien, ce film est finalement un ovni réussi, totalement déjanté, car le mélange de tout ça rend Discopath totalement fun.
On a là le genre de film que l’on va regarder entre potes avec une bière à la main, hurlant parfois de rire et parfois de dégoût devant les passages horrifiques.
Un conseil, téléchargez-le quand il sera disponible en VOD ou offrez-vous le DVD qui comprend un documentaire ainsi que quelques chansons de la bande originale et le storyboard une fois inséré dans son ordinateur — à l’ancienne.





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