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Titre originalSanguine
RéalisatriceMarion Le Corroller
Casting principalMara Taquin, Karin Viard, Kim Higelin, Sami Outalbali, Stefan Crepon
Durée1H43
Date de sortie en France28 octobre 2026
Le body horror connaît un véritable renouveau depuis quelques années. Dans la continuité de Grave ou encore de The Substance, Sanguine devrait, lui aussi, marquer les amateurs du genre.
Dès la première séquence, le ton est donné avec une introduction particulièrement marquante à cette étrange infection qui va toucher notre protagoniste tout au long du film.
Margot intègre un service d’urgences en tant qu’interne en médecine. Pleine d’espoir et de motivation, elle va pourtant rapidement déchanter lorsque sa cheffe lui impose des conditions de travail particulièrement intenses. Très vite, la jeune femme peine à suivre le rythme et, comme si cela ne suffisait pas, elle remarque d’étranges saignements sur son corps qui prennent de plus en plus d’ampleur. Elle se lance alors dans des recherches pour comprendre ce qui lui arrive, tout en essayant de garder bonne figure afin de conserver sa place en médecine.
Et ce qui frappe rapidement dans Sanguine, c’est toute l’émotion qui se dégage du film. La manière dont il est réalisé, les plans rapprochés, les points de vue choisis et le jeu impeccable des comédiens font de ce premier long métrage une œuvre particulièrement efficace dans son propos.

Car au-delà de son aspect horrifique et de ses séquences visuellement éprouvantes, c’est avant tout son évocation du burn-out qui nous marque. Après tout, qui n’a jamais connu, même brièvement, une période de mal-être dans sa vie professionnelle ? Et c’est justement là que le film réussit quelque chose de fort : on se retrouve au plus près de son héroïne, au point de s’identifier à elle et de ressentir presque physiquement son malaise.
Mais attention, Sanguine n’est clairement pas destiné aux âmes sensibles ! Certaines séquences demandent d’avoir le cœur bien accroché, surtout lorsqu’il s’agit de tout ce qui touche au corps.
Il y a donc de très belles choses dans ce premier long métrage de Marion Le Corroller, même si tout n’est pas parfait pour autant.
On regrettera notamment quelques petites incohérences scénaristiques qui nous ont parfois sortis du film. À commencer par cette scène où Margot hurle à la mort dans sa chambre d’internat sans que personne ne semble l’entendre. On veut bien croire que les murs soient particulièrement bien isolés, mais dans ce cas, pourquoi est-elle dérangée par la musique de sa voisine ? Un petit détail, nous direz-vous, mais impossible pour nous de ne pas y penser !
Malgré cela, difficile de ne pas saluer le reste de la production et notamment son impressionnant travail sonore, parfaitement maîtrisé, ainsi que ses maquillages absolument splendides et surtout redoutablement efficaces.
Avec Sanguine, Marion Le Corroller signe donc un premier film prometteur qui devrait sans difficulté trouver son public parmi les amateurs de body horror. Mais surtout, derrière ses images parfois difficiles à regarder, elle propose une réflexion sur la souffrance au travail et les conséquences d’un épuisement que l’on préfère parfois ignorer jusqu’à ce que le corps lui-même finisse par dire stop.
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