Flash Gordon : critique d’un plaisir coupable devenu culte

Flash Gordon

8

Scénario

7.0/10

Casting

8.2/10

Réalisation

7.2/10

Bande originale

9.5/10

Les pour

  • La bande originale culte de Queen
  • L’univers psychédélique
  • Les décors et costumes démentiels
  • Un casting mémorable

Les contre

  • Des effets spéciaux qui ont vieilli
  • Certains dialogues et scènes d’action
  • Des caricatures racistes et du sexisme

X#FlashGordon #MikeHodges #SamJJones #OrnellaMuti #MaxVonSydow #TimothyDalton #ScienceFiction

Titre originalFlash Gordon

RéalisateurMike Hodges

Casting principalSam J. Jones, Melody Anderson, Max von Sydow, Ornella Muti, Timothy Dalton, Topol, Brian Blessed

Durée1H50

Date de sortie en France28 janvier 1981

Après le génériqueAucune scène — vous pouvez partir

Il y a des films qui marquent notre enfance et Flash Gordon fait partie de ces œuvres cultes qui s’imposent pour quelques générations. À l’époque, c’est pour nous un chef-d’œuvre de science-fiction où le scénario nous transporte et où la bande originale signée par Queen ne nous quitte plus et résonne dans nos esprits dès l’évocation du titre du film.

Aujourd’hui, en revoyant le long métrage datant de plus de 45 ans, on ne peut que constater qu’il transpire tous les codes du nanar : effets spéciaux aux rendus moyens, costumes ultra colorés et exagérés, une flopée de personnages loufoques et des successions de dialogues et de scènes d’action qui font parfois lever les yeux. Mais tout ceci fait le charme de Flash Gordon malgré ses défauts et l’absence de politiquement correct sur de trop nombreux sujets, entre caricature raciste et sexisme.

Ce film, c’est devenu un plaisir coupable dont on retient les bons souvenirs de visionnage en famille ainsi que les répliques et scènes cultes. Pour ceux qui ne le découvriraient que maintenant, il est possible qu’il ne vous plaise pas autant qu’à nous et vous semble une pâle copie d’un Star Wars ou autre monument de la SF. Il faut reconnaître qu’à l’aube des années 80, c’était un challenge de proposer un tel projet et il n’aura malheureusement pas connu le succès escompté jusqu’à finir par devenir culte.

Au casting, on y trouve la sublime Ornella Muti en princesse Aura, qui dégage une présence lumineuse. Le grand méchant est campé par Max von Sydow et le héros par Sam J. Jones. À noter également la présence de Timothy Dalton avant ses interprétations de James Bond presque 10 ans après.

Si vous avez l’occasion de tenter le film, allez-y les yeux fermés. Au pire, vous rirez pour son univers psychédélique et, au mieux, vos oreilles apprécieront la musique de Queen et vos yeux admireront les décors et costumes démentiels de Danilo Donati. Dans tous les cas, vous devriez passer un bon moment de cinéma.

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