X#Buddy #CasperKelly #CristinMilioti #TopherGrace #DelaneyQuinn #KeeganMichaelKey #Horreur
Titre originalBuddy
RéalisateurCasper Kelly
Casting principalCristin Milioti, Delaney Quinn, Topher Grace, Keegan-Michael Key, Michael Shannon, Patton Oswalt
Durée1 H 35
Date de sortie en Franceaucune
« It’s Buddy, oh, Buddy. He’s cuddly, snuggly, our best friend… »
L’essence même du film est dans la chanson thème du programme télé Buddy, programme télé qui est au centre du film en question.
L’idée est simple : on a un programme télé populaire destiné aux enfants où tout le monde est heureux, avec de la couleur, des meubles qui parlent, deux adultes en personnages secondaires dans les rôles de l’infirmière et du facteur et, surtout, deux personnages type peluche trop mignons que sont Buddy et son assistante Betty la Lapine.
Et si Buddy est si gentil et parfait à la télévision, il y a pourtant une règle importante hors caméra… Tout le monde doit l’aimer, sans quoi votre personnage sera remplacé…

On a bien envie de s’arrêter là concernant l’histoire et presque même concernant la critique, parce que Buddy est plus fort encore quand on découvre le film en ayant connaissance uniquement du minimum. D’ailleurs, la bande-annonce principale joue essentiellement là-dessus.
Mais on sait aussi qu’il faut aujourd’hui donner envie aux gens d’oser des choses et d’aller voir un film aussi étrange et fou que Buddy.
Sachez déjà que Buddy est plus proche de la comédie que du pur film d’horreur. On rigole énormément devant ce film et ce grâce à certains aspects volontairement absurdes et décalés, mais toujours dans le but de coller avec l’esthétique et la logique d’un programme télé pour enfants. Oui, quand les enfants piégés découvrent qu’ils sont dans des décors en carton-pâte, cela fonctionne à la fois sur le suspense du film, mais aussi sur la logique du show télé, ce qui rend totalement cohérent et génial ce qui semblait absurde au départ.
Évidemment, on s’amuse de la réaction des personnages et de certaines situations loufoques, même si, derrière les rires et l’humour, on est aussi choqué par la violence de certaines scènes, et ce d’autant plus que les victimes sont majoritairement des enfants, chose rare dans le cinéma d’horreur qui essaye toujours de ne pas choquer en tuant des gamins. Ici, clairement, Buddy ne se retient pas et, derrière la jolie licorne toute mignonne, se cache une monstruosité incroyable.
Pour porter ce film, on a évidemment des adultes et de jolies prestations, dont celles de Cristin Milioti et Topher Grace, mais, évidemment, ce sont avant tout les enfants qui portent le film et le choix de ceux-ci est parfait. Pas une tête à claques, pas un seul enfant énervant et, surtout, des gamins dont le sort nous touche. On a eu trop de films où, limite, on espérait voir un gamin se faire tuer tant l’écriture et le jeu de ces derniers étaient énervants comme jamais. Ici, dans Buddy, c’est l’inverse. Les enfants sont normaux, attachants et on ne souhaite pas les voir disparaître.
Du côté de l’horreur, cela reste assez gentil et il ne faut pas non plus s’attendre à des meurtres bien gore sur des enfants. Il y a quand même une limite qui n’est pas franchie dans ce film, mais cela n’empêche pas le fait que chaque disparition affecte le spectateur.
Reste une fin qui a tendance à s’éloigner un peu du concept original et laisse beaucoup plus de questions que de réponses. Et si, clairement, on sent le potentiel pour développer des suites et des spin-offs autour de ce film, on redoute que cela n’arrive jamais si le succès n’est pas là.
Et derrière tout ça… Eh bien, si l’on pousse plus loin et qu’on cherche à réfléchir un minimum, alors on peut prendre conscience du danger de laisser nos enfants accrochés à leurs écrans au point de les absorber (littéralement) et de les enfermer dans un monde aseptisé où tout est joli et beau… jusqu’à ce qu’ils décident de ne plus y croire !

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