Critique de Les Âmes en peine : Quarxx nous plonge à nouveau dans le malaise

Les Âmes en peine

7.8

Scénario

7.5/10

Casting

8.2/10

Réalisation

7.8/10

Les pour

  • Thierry Frémont excellent
  • Une atmosphère volontairement dérangeante
  • Un scénario plausible
  • Une réalisation pleine de charme

Les contre

  • L’évolution du personnage de Zélie manque parfois de clarté

X#LesAmesEnPeine #TheOnesWhoGrieve #Quarxx #ThierryFremont #ZelieRixhon #JeanBaptisteMaunier #Horreur

Titre originalLes Âmes en peine

RéalisateurQuarxx

Casting principalThierry Frémont, Zélie Rixhon, Jean-Baptiste Maunier, Isabelle Anciaux, Ophélia Kolb

Durée1H56

Date de sortie en FranceAucune

Après Pandemonium, Quarxx revient avec un troisième long métrage, Les Âmes en peine. Encore une fois, le cinéma de ce réalisateur nous tiraille : tout au long du film, on ne se sent pas à l’aise et c’est plutôt une preuve que son propos est bien mis en avant.

Scénario fictionnel mais imbriqué dans une époque connue, la fin du XIXe siècle, l’atrocité de l’homme nous touche davantage, car les événements présentés auraient pu se produire dans notre réalité. Elle rappelle les atrocités qui ont existé et existent toujours à travers le monde.

Dans l’histoire de Les Âmes en peine, on nous raconte qu’une épidémie sévit, un mal noir dont la cause de l’infection reste inconnue. Ses victimes ont pour premiers signes les yeux noirs et une perte progressive des capacités cognitives, comme la parole. Le pire vient ensuite quand leur appétit se dirige vers de la viande humaine morte. Ils sont alors nommés charognards ou âmes en peine selon les régions. Seule solution proposée dans une société où l’euthanasie n’est pas autorisée : des passeurs d’âmes procèdent à une cérémonie où la personne est endormie, puis ses dents arrachées et sa bouche et ses yeux scellés par un fil de couture. Ensuite, un casque leur est posé, dissimulant l’ensemble de leur tête, et ils sont laissés à l’abandon jusqu’à ce qu’ils meurent de faim.

Dans le film, on suit l’un de ces passeurs qui voit sa profession comme une mission divine. Au sein de sa famille composée d’une femme et d’une fille, il incarne le chef patriarcal par excellence et n’hésite pas à corriger les femmes de la maison s’il estime en avoir le devoir.

Ce personnage est atrocement détestable dès la première séquence et il est parfaitement incarné par Thierry Frémont, un passionné du film de genre. Face à lui, Zélie Rixhon interprète sa fille, qui se positionne comme le point de force féministe de l’œuvre. Pourtant, alors que dans la première partie on ressent sa colère et son envie de liberté, elle finit par s’effacer d’un coup et on ne comprend pas trop pourquoi elle reste pendant un temps dans cette position, alors qu’il est clair que l’amour qu’elle a pour son père n’est plus suffisant pour excuser ses fautes. Un parti pris qui divisera selon le ressenti du spectateur.

Pour le reste, le scénario est plausible et sa linéarité permet une approche simple. La réalisation est bonne et ne manque pas de charme. Un bon film de genre dans son ensemble.

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