critique de Police Flash 80

Police Flash 80

8.8

Scénario

7.5/10

Casting

9.5/10

Réalisation

9.0/10

Bande originale

9.0/10

Les pour

  • On se marre souvent
  • Casting incroyable
  • Très bon rythme

Twitter : #PoliceFlash80

Titre VO : Police Flash 80

Réalisateur : Jean-Baptiste Saurel

Acteurs : François Damiens, Audrey Lamy, Xavier Lacaille, Brahim Bouhlel, Thomas Ngijol

Durée : 1h26

Date de sortie en france : 18 mars 2026

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On tient peut-être bien ici l’un des futurs films reconnus comme « culte » avec François Damiens en tête d’affiche. Et franchement, plus le film avance, plus cette impression devient difficile à ignorer.

Parce que non, contrairement à ce que la bande-annonce ou son pitch peuvent laisser penser, Police Flash 80 ne joue pas la carte de la simple parodie. Le film fait bien mieux que ça. Il choisit de replonger à fond dans les années 80, avec tout ce que cela implique : les codes, les excès, les clichés d’une époque qui, justement, n’étaient pas encore vus comme tels. Et surtout, il le fait sans jamais chercher à donner de leçon.

C’est d’ailleurs là que le film surprend le plus. À travers son personnage principal, incarné par un François Damiens magistral, Police Flash 80 assume pleinement la mentalité de son époque. Son flic est macho, misogyne, souvent insupportable avec sa collègue Guilaine, brillamment jouée par Audrey Lamy, et il ne cherche jamais à s’en excuser. Sur le papier, le personnage pourrait vite devenir détestable. À l’écran, c’est tout l’inverse. Parce qu’il colle parfaitement à ce que représentaient ce genre de figures dans le cinéma des années 80, mais aussi parce que François Damiens trouve le ton juste, sans jamais tomber dans la caricature lourde.

Face à lui, Audrey Lamy brille elle aussi. Son personnage incarne une femme de son temps, coincée entre sa vie de famille et son envie d’exister pleinement dans son travail. Elle apporte beaucoup au film, justement parce qu’elle reflète cette réalité d’époque où les femmes étaient sans cesse reléguées au second plan alors qu’elles tenaient souvent tout l’édifice à bout de bras. Et Audrey Lamy donne à Guilaine une vraie présence, une vraie force, sans jamais forcer le trait.

Mais ce qui rend Police Flash 80 aussi efficace, c’est que tout ça ne se fait jamais au détriment du plaisir. Le film est vraiment drôle. Son humour fait mouche, scène après scène, et les seconds rôles participent largement à cette réussite. Mention spéciale au personnage du caméléon, absolument irrésistible, qui apporte plusieurs des moments les plus savoureux du film.

À cela s’ajoute une réalisation solide et un rythme qui ne faiblit quasiment jamais. Pas de ventre mou ici : ça avance, ça enchaîne, et l’action vient régulièrement relancer la machine pour garder tout le monde embarqué.

Au fond, Police Flash 80 réussit précisément là où beaucoup échouent. Ce n’est ni une moquerie facile, ni une relecture honteuse de son époque. C’est une vraie comédie 80’s, pensée avec suffisamment de recul pour faire rire des travers de cette décennie, tout en respectant ce qu’elle avait de plus emblématique.

Et c’est peut-être bien là sa plus grande force : derrière son apparente légèreté, Police Flash 80 pose les bases de quelque chose de bien plus grand. Car oui, son final ne se contente pas de conclure l’aventure… il tease clairement encore plus gros pour la suite. Et après un résultat pareil, une seule envie domine : en redemander.

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