Critique de Red Rocket : Simon Rex, loser magnifique dans l’Amérique de Sean Baker

Red Rocket

7.8

Scénario

7.5/10

Casting

8.5/10

Réalisation

7.2/10

Bande originale

8.0/10

Les pour

  • Simon Rex délivre une belle performance
  • Le portrait de cette Amérique poisseuse
  • L'approche visuelle loin d'Hollywood

Les contre

  • Un rien longuet
  • Une bonne demi-heure de trop
  • Suzanna Son moins convaincante
  • Certains clichés autour de Strawberry

X#RedRocket #SeanBaker #SimonRex #BreeElrod #SuzannaSon #EthanDarbone #ComedieDramatique

Titre originalRed Rocket

RéalisateurSean Baker

Casting principalSimon Rex, Bree Elrod, Suzanna Son, Ethan Darbone

Durée2H08

Date de sortie en France2 février 2022

Red Rocket, c'est un peu l'image d'une Amérique poissarde et poisseuse où, loin des cancans d'Hollywood, se trouvent des coins paumés où il ne se passe pratiquement rien si ce n'est les petits trafics pour survivre. Et dans ces coins paumés, il y en a qui rêvent de partir à L.A. pour exister, faire carrière et tout quitter. Nous sommes au Texas.

Sean Baker nous montre dans ce film comment un rêve peut vite être brisé, mais aussi comment, en étant opportuniste, manipulateur et prêt à toutes les horreurs, on peut continuer d'y croire !

Le héros du film est une ex-star du porno qui vient de se planter. Le voilà de retour au Texas où vivent sa (presque) ex-femme et sa belle-mère. Il est paumé, manipulateur et pense que tout est terminé pour lui jusqu'au jour où il rencontre « Strawberry », une jeune fille de 17 ans qui, comme lui, rêve du grand Hollywood…

Le film se laisse regarder et sort surtout du lot par la belle performance de Simon Rex, qui parvient à rendre attachant un personnage qui, sur le papier, a tout du mec détestable. Même lorsqu'il se prépare à utiliser une gamine de 17 ans pour reconquérir Hollywood, on continue d'avoir de l'empathie pour lui tant on voit à quel point il est un loser paumé et surtout parce que, pendant plus d'une heure trente, Sean Baker nous l'a rendu attachant.

Pour accompagner Simon Rex, quelques bons seconds rôles, dont Ethan Darbone, là où, par contre, la jeune Suzanna Son n'apporte finalement pas grand-chose si ce n'est une image remplie de clichés de la jeune prête à tout, même faire du porno, pour quitter son bled paumé.

Du côté de la réalisation, une bonne demi-heure en trop quand même qui aurait pu être évitée (l'histoire aurait été aussi claire), mais une approche loin des images proprettes des autres films d'Hollywood. Ceci était déjà le cas dans le précédent film de Sean Baker, The Florida Project.

Enfin, très bonne idée que d'utiliser Bye Bye Bye des NSYNC comme chanson fil rouge du film puisque, clairement, le film parle de cette envie de dire au revoir à ce que l'on est pour devenir quelque chose d'autre… Quitte à le faire de manière dégueulasse !

Soyez le premier à commenter

Laissez nous un commentaire