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Titre originalAlbatros
RéalisateurXavier Beauvois
Casting principalJérémie Renier, Marie-Julie Maille, Victor Belmondo
Durée1H55
Date de sortie en France3 novembre 2021
On pourrait résumer Albatros et le film dans sa globalité de la même manière… Une histoire qui débute bien et part en vrille sur sa fin.
En effet, Albatros débute par une histoire simple, calme et terre-à-terre sur la vie d'un gendarme pro au travail et aimant à la ville. Si certains pourraient trouver cette première partie un tantinet trop calme et lente, cela correspond bien avec le propos du film et l'histoire qu'il cherche à développer. On assiste au quotidien plan-plan d'un homme comme tous les autres et le rythme du film en joue.

Jérémie Renier est excellent dans son rôle et apporte toute l'humanité nécessaire au personnage, bien que ce soit Marie-Julie Maille qui brille le plus sur l'intégralité du film. En effet, si Jérémie Renier se perd un peu sur la fin en raison de choix de scénario et de réalisation, Marie-Julie Maille continue d'être incroyable de bout en bout.
Les seconds rôles s'en sortent plutôt bien et, à nouveau, Victor Belmondo confirme qu'il a tout pour être un grand acteur.

Du côté du scénario, malheureusement, cela se complique un peu. Après un événement semi-dramatique, exagérément mis en avant dans la promo, le film va se perdre et Xavier Beauvois enchaîne alors les clichés du genre, les scènes faussement oniriques, lourdes et clairement ennuyantes. C'est d'autant plus dommage que, même si le rythme était lent, la vie de ce gendarme était intéressante jusqu'à ce que Xavier Beauvois enchaîne les bourdes.

On prendra par exemple le choix de musiques on ne peut plus clichées et lourdes sur les passages en bateau, l'illumination presque divine vraiment too much et la révélation en toute fin concernant Marie-Julie Maille, qui enfonce le clou et ne sert strictement à rien.
Albatros débute donc très bien, mais se perd sur la fin, ce qui malheureusement ne donne pas spécialement envie de le revoir une seconde fois. À trop vouloir en faire et à chercher absolument à faire du « poétique », Xavier Beauvois fait du « lourd ».
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