X#LaCorde #Rope #AlfredHitchcock #JamesStewart #JohnDall #FarleyGranger #Thriller
Titre originalRope
RéalisateurAlfred Hitchcock
Casting principalJames Stewart, John Dall, Farley Granger
Durée1H23
Date de sortie en France22 février 1950
Autour du filmAdaptation d'une pièceVoir les détails
Rope — Pièce de théâtre — 1929 — Patrick Hamilton
Après le génériqueAucune scène — vous pouvez partir
À l'occasion de la rétrospective Hitchcock concoctée par la Cinémathèque française, j'ai eu envie de critiquer les films d'un de mes réalisateurs préférés, si ce n'est mon préféré : Alfred Hitchcock.

La Corde est sans doute un des films les plus vicieux et aussi les plus avant-gardistes d'Alfred Hitchcock.
En effet, l'aspect vicieux est quand même poussé à son paroxysme via des personnages principaux qui ont tué par plaisir et poussé le vice à inviter la famille de la victime pour un grand repas alors même que ce dernier est toujours présent, caché sous le buffet.

Les deux criminels se délectent ainsi d'imaginer la famille célébrer un fils qu'ils ne reverront plus et de prendre un verre en son honneur.

Le film joue également sur la morale et sur le fait que certaines personnes dites « supérieures » seraient ou non autorisées au crime.
Autre fait important dans ce film qui, aujourd'hui évidemment, fait date : l'aspect sous-entendu de la relation homosexuelle entre les deux personnages principaux. Si cela n'est jamais dit explicitement et que l'un des deux a eu une relation avec une des femmes présentes, le regard posé aujourd'hui sur le film laisse entendre que les deux hommes sont en couple. Évidemment, aujourd'hui, cela n'a rien d'exceptionnel, mais pour l'époque, c'était assez osé.

Au-delà de tout ceci, le film est un des meilleurs suspenses et des meilleurs huis clos jamais créés. De plus, Hitchcock utilise un système de plans-séquences avec des décors qui tournaient en temps réel pour permettre de faire bouger sa caméra, comme expliqué dans les différents documentaires de l'époque. Il va ainsi parfois « couper » plusieurs plans en zoomant sur des vestes, des décors, etc., pour ensuite reprendre. On peut voir ce film comme une succession de plans-séquences.
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