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Titre originalFinal Portrait
RéalisateurStanley Tucci
Casting principalGeoffrey Rush, Armie Hammer, Tony Shalhoub, Sylvie Testud, Clémence Poésy
Durée1H30
Date de sortie en France6 juin 2018
De la patience, cela demande de la patience… Voilà, entre autres, ce que l'on retiendra à la sortie de Alberto Giacometti, The Final Portrait, qui prend son temps, pose les choses, les répète avec de subtils changements pour arriver à une fin abrupte et d'apparence inachevée, à l'image du portrait final.
Toute la subtilité de ce film repose en fait sur la manière de créer d'Alberto Giacometti, éternel insatisfait qui recommence sans cesse, encore et encore, ne semblant jamais convaincu par ses propres œuvres malgré la qualité et l'inventivité de celles-ci.

Qu'on se le dise, ce film n'est absolument pas pour les spectateurs ne pouvant tenir en place plus de dix minutes sans la moindre explosion ou scène d'action, car il n'y a rien de tout ceci par ici et le tout est proposé de manière assez lente et plutôt linéaire. Néanmoins, cela n'en fait pas un mauvais film, bien au contraire, puisqu'il nous plonge dans l'esprit du créateur tout en nous faisant ressentir l'attente et parfois même l'impatience du modèle.
Les curieux d'art ou de biographies seront ainsi satisfaits de découvrir l'envers du décor et d'en apprendre plus sur le processus de création d'Alberto Giacometti.
Dans le rôle du célèbre peintre et sculpteur, Geoffrey Rush est très bon et offre une seconde vie à Alberto Giacometti avec ses qualités comme ses défauts. Oui, Alberto Giacometti n'était pas que perfection et certains traits de sa personnalité, entre autres ses rapports avec sa muse et sa femme, ne sont jamais cachés ou édulcorés, ce qui en fait une biographie authentique.

Dans le rôle du modèle, Armie Hammer propose une performance qui lui sied bien, à savoir celle d'un homme propre sur lui, avec une certaine classe et une grande gentillesse. Ce n'est pas la première fois qu'il propose ce genre de prestation, mais ce type de rôle lui va parfaitement, si bien qu'on en demande encore. Du côté des femmes, c'est un plaisir de retrouver Clémence Poésy, là où Sylvie Testud est assez juste dans le rôle de la femme trompée, mais aimante.
Alberto Giacometti, The Final Portrait est un petit film, que l'on ne s'y trompe pas, mais qui plaira aux amateurs de jolies biographies tout en bloquant totalement les spectateurs peu habitués à ce genre tout en lenteur…
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