C’est au théâtre Hébertot que se joue actuellement « La femme rompue », d’après Monologue, extrait de La Femme Rompue de Simone de Beauvoir.
La femme rompue, c’est la parole donnée à une femme qui, anéantie et déchirée, se venge par le monologue. Une femme qui laisse jaillir sa rage, la douleur des souvenirs et son lot de culpabilité remontant à la surface.
Seule, un soir de réveillon, quand tous les autres jouissent aveuglément de leur confort affectif et social, et que l’habitude de se taire n’est plus possible, elle peut enfin crier et s’opposer à cette violente idée du bonheur que nous impose le monde.
Cette femme, c’est Josiane Balasko, « cette petite bonne femme franche intrépide intègre » comme dit Beauvoir. Une actrice rugueuse qui ne minaude pas pour séduire ni pour attirer la compassion. Une femme de caractère. Sans concession. « Une femme vraie, qui ne joue pas le jeu ».
Bouleversante, elle cache sa sensibilité. Comme si baisser sa garde pouvait la fragiliser. Une partition sous forme d’autoportrait.
Une chance unique donc de voir Josiane Balasko seule sur scène dans un exercice loin de ses films populaires.
Le spectacle, mis en scène par Hélène Fillières, est joué du mardi au samedi à 19 h au
Théâtre Hébertot
78 bis bld des Batignolles
75017 Paris
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