Critique Antiviral : une excellente idée gâchée par une réalisation ennuyeuse

Critique Antiviral

4.8

Scénario

7.4/10

Casting

4.2/10

Réalisation

2.8/10

Les pour

  • Une excellente idée de départ
  • Un univers original et dérangeant
  • Un concept qui pousse à réfléchir

Les contre

  • Une réalisation particulièrement ennuyeuse
  • Un rythme beaucoup trop lent
  • Des acteurs peu convaincants
  • Une mise en scène froide
  • Un énorme potentiel gâché
Avis:

X#Antiviral #BrandonCronenberg #CalebLandryJones #MalcolmMcDowell #SarahGadon #DouglasSmith #ScienceFiction #Horreur #Zickma

Titre originalAntiviral

RéalisateurBrandon Cronenberg

Casting principalCaleb Landry Jones, Sarah Gadon, Malcolm McDowell, Douglas Smith

Durée108 minutes

Date de sortie en France27 février 2013

À la fin de la séance, j’ai assisté à cette conversation entre les deux spectateurs assis à côté de moi.

Elle : « Je suis dégoûtée. »

Lui : « Quand même pas ! »

Elle : « Franchement, ça me fait ch*** d’avoir payé si cher pour une telle connerie ! »

Lui : « En même temps, c’est vrai… »

Je n’avais qu’une envie : m’incruster dans leur discussion pour ajouter :

Moi : « Si vous saviez… Je suis resté dans la salle uniquement par politesse, pour ne pas déranger les autres spectateurs. Sinon, je serais parti au bout de dix minutes. »

Et pour tout dire, même écrire cette critique me paraît presque pénible.

Pourtant, le point de départ est excellent.

Le film imagine une société où les fans sont prêts à dépenser des fortunes pour contracter les mêmes maladies que leurs célébrités préférées.

Madonna attrape la grippe ? Il devient possible d’acheter son virus et de se le faire inoculer.

L’idée est originale, dérangeante et suffisamment crédible pour susciter la curiosité. Forcément, qui dit nouvelle technologie dit également dérives et marché noir. Le personnage principal, Syd, s’injecte ainsi différentes maladies afin de les revendre clandestinement… jusqu’au jour où il devient lui-même victime d’un virus mortel.

Sur le papier, tout cela est passionnant.

À l’écran, malheureusement, c’est une toute autre histoire.

Malgré un concept aussi fort, Antiviral ne parvient jamais à captiver. Le rythme est extrêmement lent, la mise en scène manque cruellement de relief et l’ensemble finit rapidement par devenir profondément ennuyeux.

Le casting n’arrange rien. Les acteurs donnent tous l’impression d’être enfermés dans une interprétation froide et sans émotion. J’avais parfois le sentiment de regarder un téléfilm allemand tant l’ensemble paraît figé.

Au bout d’un moment, on n’attend plus qu’une seule chose : que le générique de fin arrive enfin.

J’ai même la sensation que si Brandon Cronenberg n’était pas le fils de David Cronenberg, on ne parlerait probablement pas autant de ce film.

C’est sans doute un jugement sévère, mais c’est réellement le ressenti que m’a laissé cette projection.

Car au final, Antiviral possède une excellente idée de départ… complètement gâchée par une réalisation qui rend l’ensemble particulièrement laborieux.

P.S. : À force, je vais finir par me méfier des films avec Malcolm McDowell. Ces derniers temps, il semble surtout enchaîner les gros navets…

Soyez le premier à commenter

Laissez nous un commentaire