X#Animal #BrettSimmons #JeremySumpter #KekePalmer #JoeyLaurenAdams #ParkerYoung #AmauryNolasco
Titre originalAnimal
RéalisateurBrett Simmons
Casting principalJeremy Sumpter, Joey Lauren Adams, Keke Palmer, Parker Young, Amaury Nolasco, Paul Iacono
Durée1h26
Date de sortie en FranceAucune sortie cinéma – Disponible en VOD aux États-Unis (2014)
Oh, un nouveau film d’horreur avec une créature sauvage qui chasse des gens perdus dans une forêt… Voilà qui était plutôt tentant.
J’insiste bien sur le « était », car hormis quelques passages plutôt sympathiques, dont deux assez surprenants, le reste se révèle extrêmement prévisible et finalement assez décevant.
Commençons déjà par les personnages.
On est ici très proche d’un casting façon Secret Story, construit autour de clichés censés parler au plus grand nombre : le gay, le beau gosse, la bimbo, le Portoricain, le héros, la pleureuse, la plante verte… Oui, on retrouve le casting idéal pour obtenir le groupe le plus « Benetton » possible. Et bien sûr, il y a aussi le personnage noir. Il ne faudrait surtout pas l’oublier.
Qu’un casting soit varié est une excellente chose. En revanche, lorsque l’on sent que cette diversité sert uniquement à cocher des cases ou à accumuler les clichés, cela devient franchement gênant.
Une fois cette présentation expédiée, le film démarre heureusement très rapidement et c’est plutôt une bonne surprise. Les scénaristes ne perdent pas de temps à développer leurs personnages puisqu’ils sont finalement surtout présents pour se faire dévorer les uns après les autres.
Si entrer aussi vite dans l’action est agréable, cela a aussi un énorme défaut : on ne s’attache absolument à personne. Résultat, on se moque complètement de savoir qui va mourir… et encore davantage de découvrir qui survivra à la fin.
Le film se transforme ensuite rapidement en huis clos dans une vieille cabane perdue au milieu de la forêt, où vont s’enchaîner plusieurs pseudo-twists, avec un résultat très inégal.
Certains fonctionnent réellement bien et parviennent à surprendre, tandis que d’autres tombent complètement à plat. C’est notamment le cas d’un twist autour d’un personnage homosexuel, qui n’apporte strictement rien à l’histoire. On a surtout l’impression qu’il est là pour faire durer le récit quelques minutes de plus et afficher un côté « regardez comme nous sommes ouverts d’esprit », sans véritable utilité scénaristique.
À partir de là, le film se résume essentiellement à un jeu de massacre où l’on se demande simplement qui sera la prochaine victime de la créature et qui parviendra à survivre jusqu’au générique.
Concernant justement cette créature, le film ne fournit absolument aucune explication sur son origine ou sa nature. On sent clairement que les scénaristes gardent volontairement toutes les réponses pour une éventuelle suite… encore faudrait-il que le succès soit au rendez-vous, ce qui est loin d’être gagné.
Au final, les seules véritables satisfactions viennent de Jeremy Sumpter et Keke Palmer, qui livrent tous les deux des prestations solides malgré un matériau de départ assez limité.
Finalement, Animal déçoit sur de nombreux points. Son concept de départ était séduisant, quelques scènes fonctionnent réellement bien, mais le film s’enferme beaucoup trop rapidement dans les clichés du survival horrifique pour réellement marquer les esprits.






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