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Titre VO : Minions & Monsters
Réalisateur : Pierre Coffin
Acteurs : Pierre Coffin, Alexandre Astier, Christoph Waltz, Camille Cottin
Durée : 1h29
Date de sortie en france : 24 juin 2026
Troisième spin-off déjà pour la saga Moi, moche et méchant, et une question assez logique en entrant dans la salle : qu’est-ce que les Minions peuvent encore bien nous raconter ?
Après plusieurs films, des milliards au box-office et une présence devenue quasi permanente dans la pop culture, le risque était évident : celui de l’épisode de trop. Pourtant, là où certains grands studios semblent parfois recycler leurs idées jusqu’à l’épuisement — difficile de ne pas penser à Toy Story 5, qui donne davantage l’impression de regarder deux épisodes de série collés bout à bout qu’un vrai film de cinéma — Illumination prouve ici qu’il reste encore de l’énergie, de l’envie et surtout de vraies idées.
Cette fois, le film choisit intelligemment de laisser un peu de côté Stuart, pourtant chouchou du public, pour mettre en avant deux nouveaux personnages bien décidés à réaliser leur propre film de monstres. Une idée simple sur le papier, mais qui ouvre immédiatement la porte à un terrain de jeu assez réjouissant.
Dès les premières minutes, avec une visite dans un musée du cinéma et un caméo déjà appelé à devenir culte, le ton est donné : on va s’amuser, mais pas seulement. Le film prend un malin plaisir à multiplier les clins d’œil, les références et les petits détails cachés un peu partout dans l’image. Rien que la scène d’introduction donne envie de la revoir pour tenter de tout repérer.
Bien sûr, l’humour des Minions est toujours là. Leur langage absurde, leurs réactions incontrôlables, cette manière de transformer n’importe quelle situation en chaos organisé… tout fonctionne encore, d’autant que le doublage français continue d’apporter cette petite touche très locale qui fait mouche, avec des mots et des noms du quotidien glissés au bon moment.
Mais la vraie surprise vient d’ailleurs. Derrière les gags et l’énergie habituelle, ce nouveau film ajoute une dimension plus nostalgique, presque affectueuse, pour tous ceux qui aiment le cinéma. On sent un vrai amour pour les monstres, les salles obscures, les effets spectaculaires et cette magie un peu folle qui donne envie, enfant comme adulte, d’inventer ses propres histoires.
Le film trouve aussi un bel équilibre. Il est drôle sans être épuisant, spectaculaire sans devenir illisible, rythmé sans donner l’impression de courir partout sans but. Les rebondissements sont assez nombreux pour maintenir l’attention, mais le récit sait aussi respirer quand il le faut. Résultat : on ne sort pas lessivé, mais avec la sensation d’avoir vu une vraie aventure pensée pour le cinéma.
Et c’est peut-être là que le film marque le plus de points. En prouvant que les Minions peuvent exister sans forcément retourner sans cesse vers Gru ou son passé, Illumination ouvre une porte bien plus intéressante qu’attendu. Ces personnages peuvent porter leurs propres histoires, à condition de leur donner un vrai univers, un vrai rythme et de vraies idées.
Au final, ce nouveau Minions réussit là où on ne l’attendait pas forcément : il ne se contente pas d’être un divertissement efficace pour enfants, il devient aussi une jolie déclaration d’amour au cinéma de monstres et à l’imaginaire. Drôle, généreux, bien construit et étonnamment attachant, il s’impose tout simplement comme l’une des très bonnes surprises animées de l’année.




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