Interview de Zébra Lova

A l’occasion de la sortie de l’ep « Get on my boat » ce 29 mars 2019, nous avons eu la chance de rencontrer Sebastien Brun, le talentueux producteur se cachant derrière Zebra Lova au très agréable Idol Hôtel situé au 16 Rue d’Édimbourg dans le huitième.

Voici notre interview.

Z : Qui est Zebra Lova ?

Sébastien : Il s’agit d’un projet créé il y a maintenant 2 ans avec un premier ep en 2017. J’ai travaillé avec Julie pour les textes. On pourrait dire que l’on propose de l’électro pop. Je suis un enfant du live puisqu’à la base bassiste, ce qui m’a permis de faire pas mal de scène. L’idée avec zébra Lova est donc de faire une musique assez dansante, groovy et qui va aller au contact du public. De mon côté je me vois aujourd’hui comme un producteur, musicien qui s’entoure de différents artistes pour donner vie à ce projet.

Z : D’où vient le nom Zebra lova ?

Sébastien : Les zèbres sont les seuls équidés qui ne sont pas domptables en plus d’être tous différents avec leurs rayures etc… J’associe ceci avec ma philosophie de vie qui est d’aimer les hommes quels qu’ils soient avec leurs différences. Savoir accepter tout le monde.

Z : Musicien et producteur… Pas chanteur ?

Sébastien : Un peu puisque je double la voix sur les refrains. Mais je suis plus en retrait sur le chant. Ne m’étant jamais vraiment définis comme chanteur, mais plus comme un musicien, cela me demande déjà beaucoup lors des lives puisque je gère tout l’aspect musical, les synthèses, la basse, les machines etc. Et donc le chant en plus, cela aurait été un peu trop pour moi.

Z : Ce n’est pas frustrant quand on fait des live de ne pas toujours avoir l’artiste original qui a prêté sa voix à ses côtés ? Cela ne dénature-t-il pas le titre ?

Sébastien : Au début, c’est étrange, mais de mon côté j’ai une chanteuse / danseuse qui m’accompagne sur toutes les dates si bien au final, on entend plus que cette version là. Personnellement, cela ne me gêne pas et j’essaye de me faire accompagner par la même chanteuse sur toutes les dates.

Z : On parle d’un son 80’s pour votre musique, est-ce que cela vous correspond totalement ?

Sébastien : En réalité ces sons qui sonnent 80’s provient des synthèses que j’utilise pour la compo et que je garde. Il s’agit de synthé analog des années 80. Puis j’aime assez le mélange des styles et d’ailleurs j’aime beaucoup de groupes actuels, très créatifs qui osent mélanger les sonorités ainsi.

Z : Selon vous, qu’est-ce qui peut expliquer aussi ce côté Revival des années 80 via les vinyles, les appareils photos Polaroïd et la musique évidemment…

Sébastien : Niveau musique, aujourd’hui dans la composition, le tout semble plus simple puisqu’on a énormément de choses à portée de main et le fait de vouloir retravailler à l’ancienne est peut-être une recherche d’authenticité. Quand on a un véritable synthé, on bidouille, on joue avec et on se sent plus créatif.

Z : C’est votre second EP… Pourquoi, selon-vous, aujourd’hui on ne voit pratiquement plus que des EP et non des albums ?

Sébastien : Là, c’est le producteur qui va parler et en tant que tel je peux t’expliquer que c’est vraiment une question de moyen. Cela coûte relativement cher à faire un album là où tu l’as compris, c’est plus économique de proposer que quelques chansons sur un EP. Un album coûte en moyenne 2 à 3 fois le prix d’un EP. Ce n’est clairement pas une question de contenu puisque si demain j’avais la possibilité de le faire, j’ai clairement sous le coude suffisamment de titre que pour faire un album, mais quand on est auto-producteur comme moi, on doit faire attention.

Z : Et en même temps à l’heure des playlist, pensez-vous que l’idée même de « L’album » soit intéressante pour le public ?

Shot with DXO ONE Camera

Sébastien : Effectivement quand on sort un single, les gens l’écoutent, l’ajoute dans une playlist et vont moins voir autour ce qui se passe. Mais à côté de ça, sortir un album parle encore à certaines personnes et nous en tant qu’artiste, on y tient encore. On aime pouvoir développer notre histoire plus longuement.

Z : En parlant d’histoire, est-ce que cet Ep à une thématique précise ou non ?

Sébastien : Je décrirai plus cet ep comme un « univers sonore » plus que comme une thématique visuelle. J’aime dire que l’on a « Des ambiances » dans mes EP !

Z : Au niveau du travail, qu’est-ce qui vous demande le plus de temps ?

Sébastien : L’écriture me prend beaucoup de temps, bien que pour cet Ep, cela m’a pris quand même deux ou 3 mois sur la composition des mélodies. En effet j’aime m’y attarder ! Ensuite il ne faut pas oublier l’aspect communication qui aujourd’hui me prend beaucoup de temps, voir prend même beaucoup de place vis-à-vis du reste du travail. Mais après c’est ainsi, et il faut bien faire des interviews, aller à la rencontre des gens et tout ce qui s’ensuit afin de faire connaître ma musique. Aujourd’hui c’est pour ça que je m’entoure de personnes pour m’aider dans cette tâche et me laisser de mon côté m’étendre plus sur l’aspect artistique que « commercial ». Cela est bénéfique puisque j’ai déjà d’autres chansons en réserves !

Z : Il y a eu un long moment quand même entre les deux ep, non ?

Sébastien: Cela m’a pris du temps en effet de trouver des gens pour m’appuyer dans mon projet, m’accompagner d’autant que je voulais vraiment trouver les bonnes personnes pour moi. Aujourd’hui je suis bien entouré et comme dit juste avant, je vais pouvoir me consacrer plus sur l’artistique et proposer plus rapidement des choses.

Z : Comment justement est-ce que l’on « S’entoure » – Une petite aide pour les débutants ?

Sébastien : Il existe un livre et un site nommés L’officiel de la musique qui regroupent les adresses de professionnels. Je les ai contacté avec un album terminé et un premier clip tournée (vu que je suis auto-producteur) et évidemment cela aide de directement montrer ce que l’on fait. Ensuite j’ai eu des réponses et j’ai choisi les personnes qui me comprenaient le mieux.

Z : Vous superviser de près les visuels des pochettes, mais aussi des clips il me semble…

Sébastien : je suis photographe amateur et j’aime l’aspect « minimaliste » donc je suis très présent sur l’aspect artistique des clips, car cela me plait énormément.

Z : Et jamais eu envie de faire un film alors ?

Sébastien : Et bien… Non ! Je suis plus épanoui dans la musique quand même.

Z : Et une bande originale alors ?

Sébastien : On en parle, je discute avec un éditeur en ce moment pour voir à incorporer mes musiques ou d’en faire pour le cinéma.

Z : Maintenant que l’Ep est sorti… Votre envie ?

Sébastien : j’ai très envie que le public vienne me découvrir en live, car c’est important pour moi et surtout cela permet de vraiment faire vivre les musiques. De plus on proposera des choses interessantes.

Découvrez Get on my boat

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