Critique de Mourir peut attendre

Mourir peut attendre

6.9

Scénario

6.5/10

Casting

7.2/10

Réalisation

7.0/10

Bande originale

7.0/10

Les pour

  • Daniel Craig est toujours au top
  • Bonnes scènes d'actions

Les contre

  • Scénario Prévisible
  • Méchant bâclé
  • Incohérences

Twitter : #MourirpeutAttendre #007 #JamesBond #NoTimeToDie

Titre VO : No Time To die

Réalisateur : Cary Joji Fukunaga

Acteurs : Daniel Craig, Rami Malek, Ana De Armas, Léa Seydoux, Lashana Lynch, Ben Whishaw, Ralph Fiennes, Christoph Waltz…

Durée : 2H43

Date de sortie : 6 octobre 2021

On peut dire qu’il y avait de l’attente autour de ce nouveau volet de la saga Bond tout en sachant qu’il serait le dernier avec Daniel Craig et le dernier dans l’arc entamé avec Casino Royale en 2006… Mais ce film a subit le Covid le repoussant encore et encore et encore pour finalement enfin arriver aujourd’hui avec comme mission, celle de satisfaire tout le monde !

Mais çà se plante en grande partie…

Oui ce nouveau film n’est pas la grande réussite espérée, même s’il reste un des meilleurs de l’arc Daniel Craig. L’humour présent est de qualité, les scènes d’actions sont soignées et lisibles, la bande originale est agréable etc…

Mais alors où est-ce que le film se plante…

En premier, le film se plante dans son scénario tiré par les cheveux, comprenant de nombreux trous et surtout incroyablement prévisible (De mon côté j’ai deviné et anticipé chaque Twist plusieurs minutes à l’avance).

Débutons par les trous au niveau du scénario. Ce nouveau film part un peu dans tous les sens et de son statut de « dernier Craig » se sent obligé de clôturer des choses tout en avançant sur d’autres, mais cela est mal mené et surtout est souvent précipité.

En effet, la confrontation entre Bond et Blofeld (Une des meilleures scènes du film) est expédiée et surtout sert à lancer des pistes narratives sur les origines de Madeleine (Léa Seydoux) sans que celles-ci ne soient par la suite véritablement exploitées. De fait, James Bond ne cesse de demander des comptes à sa bien aimée et quand on se dit qu’on va enfin dévoiler tous ses secrets, le film dévie vers autre chose et fait genre qu’on ne se soucie plus de cet aspect de l’histoire entamée sur le précédent film.

Autre problème majeur du scénario : Ses incohérences. Certaines choses dévoilées ne tiennent absolument pas la route comme le fait que Madeleine a un secret bien gardé depuis 5 ans et que des gens hauts placés comme le MI6 ne semblent pas avoir découvert… Autre incohérence liée au personnage de Seydoux. Elle parle tout le long du film à un personnage précis en français sauf… Sur la TOUTE dernière scène du film où elle lui parle en anglais, sans raison aucune

Oui son personnage survit à la fin

Malheureusement les problèmes liés au scénario ne s’arrêtent pas là et l’une des plus grosses victimes de cette mauvaise écriture est Rami Malek. Supposé être le grand méchant du film, on sent qu’il se donne à fond et le charisme de ce dernier est vraiment fort, mais en vain. On a ici un personnage qui (bien que son but soit à la fois bordélique et déjà vu) avait fun fort potentiel et qui se retrouve pratiquement en second rôle totalement bâclé.

Arrivé ici, vous aurez compris que oui le film est mal écrit et est un véritable bordel.

Heureusement il y a aussi du positif comme signalé en début de critique, à commencer par Craig qui est excellent en James Bond un peu vieillissant (cela se ressent dans son physique et sa manière de bouger), mais qui se donne encore à fond dans le rôle, mais aussi la révélation Ana de Armas qui, bien qu’elle n’hérite que d’une seule scène, met tout le monde à ses pieds. Elle est drôle, badass à souhait et est clairement la seule James Bond Girl Sexy du film, voir la plus sexy depuis Eva Green.

On ne peut pas en dire autant de Lashana Lynch qui est très froide, joue comme si elle avait un balais dans les fesses et a du confondre Terminator avec Bond. Elle récupère le fameux 007, mais perd tout le charisme, le flegme et l’humour que nous propose James Bond depuis toutes ces années.

Là où son personnage est intéressant et bénéficie d’une des rares scènes bien écrites est en toute fin quand le temps d’une seule phrase, elle parvient à dire « Fuck » à un personnage qui l’attaque sur sa couleur ou le fait qu’elle soit une femme… Cela reste évasif, mais cela fait du bien de ne pas avoir du forcing sur ces deux thématiques déposées à la truelle. Le temps d’une scène, on en a conscience et c’est bien emmené.

Il en va de même avec la confirmation le temps d’une phrase également de l’homosexualité de Q. Là aussi et alors que la tendance Hollywoodienne est d’en faire des caisses, c’est ici bien amené et permet aussi de donner un peu plus de personnalité à ce personnage que l’on adore. A ce sujet, Ben Whishaw est toujours excellent, drôle et même plutôt important dans ce film.

Reste deux acteurs à évoquer, à commencer par Ralph Fiennes qui semble totalement s’ennuyer sur ce film et plombe chacune de ses scènes. C’est surprenant venant de cet acteur, généralement bon, qui est ici d’un basique monstre.

Enfin, revenons sur Léa Seydoux dont on continue de se demander par quel piston elle s’est retrouvée dans la saga Bond tant elle est insipide. Certes il y a du mieux ici vis-à-vis Du précédent film et on sent même que les producteurs ont essayé de la rendre sexy… Mais cela ne passe toujours pas. Quand on va voir une James Bond Girl, on s’attend à des femmes séduisantes, charismatiques (Comme Ana de Armas) et si en plus elles sont fortes, badass et indépendantes, alors c’est parfait. Léa Seydoux ne coche aucune de ces cases et confirme son statut de la plus neutre et basique James Bond Girl depuis Toutes ces années. Quant à son jeu d’actrice… Il y a déjà longtemps qu’on sait qu’elle n’est pas terrible, donc cela ne surprendra personne. Mais soyons positifs… Il y a eu de l’effort…

Dernier point à évoquer sur cette longue critique, la bande originale qui est réussie, correspond bien à Bond même s’il sera intéressant de savoir pourquoi ce film est relié au 6ème Bond « Au service secret de Sa Majesté » de par la chanson de Louis Armstrong et une phrase citée par James Bond en personne.

On peut de nous-même relier les deux films de par le plan machiavélique du méchant de service ou l’idée du bonheur recherché… Mais cela reste à creuser.

Vous l’aurez compris, ce Bond va divertir, plaira aux fans, mais offre une sortie à Bond en demi teinte de par la faute de scénaristes toujours aussi peu inspirés. En ce moment ils sont rares les films très bien écrits et il serait temps de revoir cet aspect du métier avant de valider un projet !

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