Critique de « Hellboy »

Hellboy

5.2

Scénario

3.5/10

Réalisation

5.9/10

Casting

5.5/10

Musique

6.0/10

Les pour

  • Une jolie palette de monstres et créatures
  • Quelques bonnes scènes d'action

Les contre

  • Scénario très brouillon
  • Personnages secondaires mal joués et inutiles
  • Un humour qui ne fonctionne pas

Twitter : #Hellboy @HellboyMovie @Metropolitan_Fr

Titre VO :

Réalisateur : Neil Marshall  

Acteurs/trices : David Harbour, Milla Jovovich, Sasha Lane, Ian McShane…

Durée : 1H54

Date de sortie : 8 mai 2019

Plus de 10 ans après le second opus de la saga initiée par Guillermo Del Toro, l’anti-héros tout droit sorti des enfers, Hellboy, est de de retour au cinéma dans un reboot total, avec une nouvelle histoire, de nouveaux acteurs et une nouvelle équipe. La vision, elle, n’est malheureusement pas aussi novatrice et inédite qu’on l’aurait souhaité.

David Harbour (Hellboy) et Sasha Lane (Alice Monoghan).

Ce ne sont pas les fans du comics qui diront le contraire : Hellboy est un personnage inclus dans un univers très riche, aux nombreuses possibilités d’intrigues, de personnages etc. Et dans cette version 2019, classée R-Rated aux USA pour ses passages ultra-gores et violents, il ressort une assez grosse sensation de brouillon, d’un film qui ne sait clairement pas ce qu’il veut ou non raconter malgré tous les moyens à disposition.

Le film est réalisé par Neil Marshall, connu notamment pour The Descent et pour avoir dirigé certains épisodes de GOT ou encore Westworld. Il choisit, pour camper le rôle phare du héros aux cornes limées, David Harbour (que nombreux connaissent pour son rôle du shérif dans Stranger Things). Et c’est tout. Le reste ne mérite à peine qu’on s’y attarde tant Milla Jovovich en méchante est pathétique et fait peine à voir et tous les acteurs/trices secondaires sont inutiles et insupportables (la jeune Sasha Lane en tête).

Milla Jovovich (Viviane Nimue)

On commence par parler de ça parce que les relations inter-personnages dans un film où il est tout de même question une nouvelle fois, de sauver le monde… bah ça compte un peu quoi. Et c’est complétement raté. Les séquences se voulant calmes et émouvantes ou alors barrées avec deux/trois vannes à la clé, ne fonctionnent pas. On s’ennuie sérieusement et tout le monde ne semble pas s’amuser à part Harbour qui fait le job correctement.

Au service d’un scénario déjà sacrément handicapé (il est question de légendes arthuriennes dans le prologue, et non conscient du ridicule que cela représente, le film va encore plus s’enliser dans le n’importe quoi sur les derniers instants) qui introduit une profusion d’éléments qui ne servent pas l’histoire, semblant combler un vide (le pacte avec Baba Yaga… sitôt prononcé, sitôt sorti de l’intrigue) vous comprendrez bien qu’on est déjà pas super super convaincu.

Mais pourtant, tout n’est pas à jeter. Le film promet d’être gore et violent, et même si il ne réinvente rien en matière de festival de sang et tripes, il respecte son cahier des charges. Les séquences d’actions sont souvent bien fichues, avec un réel sens du rythme et une jolie fluidité à l’écran (le passage avec les géants en met plein les yeux). Puis, et c’est le gros point positif qui jouera dans le ressenti global que nous exposons ici, les FX et les maquillages sont bons : le film se pare d’une assez large palette de monstres et créatures en tout genre qui, sans aller lorgner du côté encore une fois de Del Toro, sont tout à fait correct pour ce genre de films.

Avec son dernier plan, très axé sur le teasing d’une potentielle suite (on peine à imaginer qu’elle se fera…) et sa scène post-générique assez vide et sans intérêt, on voit bien que Hellboy essaie de prendre exemple sur les standards récurrents des films Marvel. Mais le MCU ne s’est pas fait en un film, loin de là, ni en deux ans. Hellboy possède une bonne partie de ce qu’il faut pour faire plus que ce qu’on lui demande, mais il se prend trop au sérieux derrière cette mascarade et défilé d’un trop plein de brouhaha visuel et narratif. Loin d’être le pire film de l’année, comme on aura pu le lire chez énormément de confrères américains et français, mais toutefois, un film qui rate bien son coup !

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